Sankuru : la société civile accuse les députés nationaux d'avoir détourné 45 000 $

La société civile de la province du Sankuru, située au centre du pays, a lancé de graves accusations à l’encontre de quelques députés nationaux membres de l’équipe d’avance du Vice-Premier ministre (VPM) de la Défense.
À en croire la société civile, les élus nationaux du Sankuru auraient détourné 45 000 dollars américains sur les 50 000 dollars alloués à la campagne de sensibilisation des jeunes pour les inciter à intégrer l’armée.
Les faits remontent au passage du VPM de la Défense dans la province précitée. Une somme de 50 000 dollars avait été mise à la disposition des jeunes pour les sensibiliser à s’engager dans l’armée. Cependant, le gouverneur de la province n’aurait été informé de la situation qu’après le départ du VPM. Celui-ci aurait constaté que seuls 5 000 dollars avaient été remis à l’équipe chargée de préparer l’accueil du ministre.
« Nous sommes indignés par ces agissements. Il est inacceptable que des élus nationaux détournent des fonds destinés à une cause aussi noble que le renforcement de notre armée. Nous demandons une enquête approfondie pour faire la lumière sur cette affaire et traduire les responsables en justice », a déclaré l'un des membres de la société civile.
Pour sa part, Daniel Aselo, ancien ministre de l’Intérieur et actuellement député national du Sankuru, a rejeté les accusations de la société civile lors d'une émission radiophonique sur Top Congo, tout en niant les faits. Selon lui, les fonds reçus ont été dépensés de manière transparente et conformément à leur destination.
« Ces accusations sont mensongères et diffamatoires. Nous avons utilisé l’argent pour organiser des réunions de sensibilisation, des campagnes d’affichage et d’autres activités visant à encourager les jeunes à rejoindre l’armée », a déclaré le député Daniel Aselo.
La population congolaise attend que la justice soit rendue de manière équitable dans cette affaire. Que les responsables de ce détournement soient sévèrement sanctionnés afin de servir de leçon à d'autres criminels du trésor public, qui œuvrent encore dans l’ombre.
B.D